lundi 20 juillet 2015

Encore un peu de lecture très intéressante trouvé sur un autre blog!!
Habitudes et conditionnement


Habitudes et conditionnements, sophrologie


De jours en jours, nous créons de nouvelles habitudes et en renforçons d’anciennes. J’ai depuis peu pris l’habitude de faire une séance de sophrologie le matin au réveil. J’ai pris l’habitude de consulter mes messges électroniques sur mon smartphone. J’ai pris l’habitude de poser mes pieds à certains endroits du parquet pour éviter certains grincements, ne pas réveiller les enfants… parfois sensibles au moindre bruit ! J’ai pris l’habitude il y a très très longtemps de me brosser les dents, de me laver les mains, de prendre ma douche, de manger, de m’endormir, de conduire… Ces habitudes font que je ne suis plus spécialement conscient de mes gestes et de ce qui se passe dans mon corps au moment présent ! Ces habitudes qui laissent toute la place à mon mental pour rêvasser entre passé et futur, pour refaire le monde, créer toutes sortes de tensions…
La sophrologie nous ramène dans le moment présent. Il s’agit de ramener son attention à l’ici et maintenant, dans le corps, en accueillant sensations et phénomènes qui se présentent, sans jugement ni a priori ! C’est pourquoi, si vous allez voir un sophrologue vous entendrez dans son discours (en cours de séance) les termes « accueil », « ici et maintenant », « dans l’instant », « sans jugement », « sans a priori ».
Pourquoi est-ce que je vous parle aujourd’hui des habitudes et conditionnements ? C’est en raison d’un article scientifique que j’ai récemment lu dans le magazine « Cerveau & Psycho » (La force des habitudes). Dans cet articles, des chercheurs expliquent très simplement et avec beaucoup de pédagogie la formation d’une habitude, en observant ce qu’il se passe au niveau du cerveau, des connexions de neurones… ouvrant sur des sujets tels que le traitement des mauvaises habitudes et des addictions, des Troubles Obsessionnels Compulsifs (TOC), par la science.
J’en profite pour faire un peu de publicité pour le magazine Cerveau & Psycho qui traite d’autres sujets tout aussi intéressants, si vous avez l’occasion vous pouvez le lire sans crainte, vous apprendrez plein de choses !

Science et sophrologie se rencontrent ici, dans le fonds de l’article (même si la sophrologie n’est pas mentionnée) : comment agir dans la lutte contre les mauvaises habitudes et dans la lutte contre les addictions ? Si vous vous souvenez de la page principale de Sophro-Guide.fr, les addictions font partie des nombreux champs d’application de la sophrologie.
Parfois nous avons l’impression de répéter machinalement certains gestes quotidiens. Ces habitudes relèvent du contrôle d’une zone spécifique du cerveau. Comprendre ces mécanismes aiderait à contrôler ces manies parfois pathologiques, comme les TOC.
On apprend ainsi dans l’article la manière dont se forme une habitude. Très schématiquement : dès que l’on teste un comportement, le cerveau attribue une « note » au résultat (par exemple 0 = aversion total, 5 = neutre, 10 = plaisir suprême). Plus la note est proche du « plaisir suprême », plus les connexions se renforcent, plus l’habitude s’ancre en nous ! Le cerveau traite alors nos comportements comme des regroupements d’actions, regroupements en unités qui simplifient leur expression et qui visiblement économise de l’énergie au niveau du cerveau, à comportement égal. J’aime l’exemple donné pour comparaison : « lorsqu’on apprend un numéro de téléphone, on apprend le numéro par paires plutôt que chiffre après chiffre : c’est un regroupement similaire à notre apprentissage de comportements, qui en simplifie le stockage et la mémoire ».

Des expériences sont ainsi effectuées avec des rats (les défenseurs des animaux ne seront pas contents… mais restons dans l’accueil de ce qui est et de ce que l’on ne peut pas changer ! Maintenant, si certains pensent pouvoir changer ça, n’hésitez pas !). Les rats apprennent donc à chercher une récompense dans un labyrinthe en T (pas trop difficile quand même). Leur activité cérébrale est enregistrée durant l’exercice, en phase d’apprentissage jusqu’à la création de l’habitude. Dès que l’habitude est créée, l’activité cérébrale est totalement différente, marquée au début et à la fin, tandis qu’elle apparaît sur toute la durée de l’exercice en phase de découverte/apprentissage. L’habitude permettrait donc au cerveau d’économiser de l’énergie en mobilisant moins de ressources une fois en place… à méditer ! Economie d’énergie vis-à-vis du comportement transformé en habitude, certes, mais y a-t-il réllement économie d’énergie si notre cerveau s’égare dans d’autres réflexions mentales plus ou moins utiles, créant autant de tensions dans notre corps ?
Autre exemple donné qui nous parle à tous : lorsque nous nous lavons les dents, nous ne sommes pas conscients de chaque mouvement, de chaque intention d’aller sur telle ou telle dent. Nous effectuons simplement un geste répété et ancré en nous depuis longtemps, avec peut-être parfois quelques différences pour le traitement d’une dent qui fait mal ou pour enlever un morceau de salade bien coincé ! La dent qui fait mal ou le morceau de salade agissent comme un signal pour « sortir » momentanément de l’habitude principale et reprendre conscience du mouvement unitaire, enrobé dans cette habitude quotidienne. Mais attention, cette conscience est souvent « partielle » (si tant est que l’on peut parler de conscience partielle…) et dirigée sur une partie du corps bien précise. Mais que fait le reste de notre corps pendant ce temps là, il suit ses habitudes… tout simplement. Cela me ramène à une remarque d’une sophrologue qui nous donnait un cours sur la relaxation : « pensez à déserrer les fesses quand vous vous brossez les dents ! ». Cela paraît bête mais faites y attention, vous êtes surpris aussi ? Froncer les sourcils, se gratter le menton, hausser les épaules, nos mots parasites… sont autant d’habitudes inutiles que l’on peut « déraciner », mais qui demanderont un effort pour en prendre conscience, pour les éviter. Et qui souvent essaieront de revenir dès que notre attention s’égarera ! Pensez aussi aux tics verbaux (les « euh »… les mots qui reviennent 10 fois dans la même phrase…). En cours de communication, on apprend à les traiter un par un : pas de secret, il faut d’abord en prendre conscience pour pouvoir agir et ne pas vouloir tout traiter d’un coup. Dans mon premier travail, en support téléphonique, j’avais un collègue qui s’était mis sous l’effet du stress à dire « du moins », vite contracté en « moins », dans toutes ses phrases. Il n’y faisait plus attention. Parfois plusieurs fois dans la même phrase… Pour le faire sortir de cette mauvaise habitude, nous nous sommes mis à faire écho, chaque fois qu’il prononçait « moins », nous étions 4 à dire « moins ». Il en a vite pris conscience et à fait l’effort de s’en défaire ! Nous agissions comme le morceau de salade qui nous fait brosser consciemment.
Où est-ce que je veux en venir ? L’article semble indiquer que l’on ne se débarasse jamais d’une habitude, qu’elle revient tôt ou tard et que parfois, un stress peut faire revenir une habitude que l’on croyait pourtant disparue de longue date… Je n’ai personnellement pas le même avis, mais je ne suis pas scientifique non plus (enfin si, je suis scientifique mais pas dans ce domaine…) ! Même si une habitude est profondément ancrée, résultat de phénomènes passés et lointains, plus ou moins consolidés sur plusieurs années, je ne vois pas pourquoi il ne serait pas possible de s’en défaire par un procédé inverse, un peu comme on détricoterait un tricot !!! Une méthode qui permettrait de lever chaque conditionnement, de revenir à la racine d’origine de l’habitude, cela existe ? La sophrologie peut-être, certains types de méditation comme Vipassana. Tout ça pour faire émerger l’iceberg, dont seule la partie visible EST l’habitude dont on souhaite se défaire !

Ou, pour utiliser une image qui m’est chère, un peu comme si l’habitude était une toute petite poupée enfouie dans de nombreuses autres. Il faut juste y accéder et pour cela il faut avoir envie de s’y mettre… puis travailler !

Quelle méthode adopter ? Sophrologie ou Science ? A chacun de faire son choix, si le besoin est là, si l’envie et la motivation sont là. Dans l’article, les scientifiques arrivent à modifier l’habitude en agissant directement sur le cerveau des rats. Cela ouvre bien des possibles pour l’avenir, notamment dans la compréhension des TOC (troubles obsessionnes compulsifs). Personnellement, je ne confierais pas mon cerveau à un scientifique pour en faire l’expérience, j’aime autant en faire l’expérience moi même et par la même occasion me découvrir un peu plus, chaque jour. Ni action chimique ni action mécanique, pour plus de naturel. Oui, je préfère m’en remettre à moi même, à mes ressources et en ce sens la voie sophrologique m’apparaît la bienvenue. Et vous, qu’en pensez vous ? Si vous optez pour la sophrologie, lisez la suite ! Sinon, lisez la suite quand même 😉

OK, mais en quoi la sophrologie peut-elle donc nous aider à nous défaire d’une mauvaise habitude, d’une addiction ? Je crois que j’ai déjà répondu. La sophrologie permet pour celui qui pratique d’apprendre à détricoter, mais pour détricoter, encore faut il avoir conscience du tricot, des mailles, de la laine ! Déjà, pensons à stopper l’hémorragie en arrêtant d’agir inconsciemment. Pour revenir au tricot, il faut arrêter de tricoter par dessus, sous peine de devoir encore plus détricoter pour retrouver la maille d’origine de l’habitude ! La sophrologie permet une ouverture de la conscience. Etre plus conscient au quotidien en apprenant à s’écouter, écouter ses ressentis et ses sensations tels qu’ils apparaissent et au moment où ils apparaissent. Apprendre à apercevoir la maille clef au moment où elle apparaît, sans attendre qu’elle soit noyée sous d’autres mailles !
Encore et toujours : le principe du schéma corporel comme réalité vécue, c’est la clef !
Pour Caycedo, tout passe par le corps et les sensations. Vivre son corps, apprendre à le connaître, à détecter les mécanismes pour mieux les gérer au quotidien. Pour être bien dans sa peau il faut commencer par la connaître, prendre du temps pour soi !
Ce principe s’exprime par l’entrainement quotidien, celui qui vise à être à l’écoute de nous-même, de notre respiration, de nos sensations, de nos émotions, de notre corps, celui qui nous permet petit à petit d’apprendre à être plus présent à chaque geste ou attitude au moment où il ou elle se produit ! Petit à petit, nous apprenons à nous observer en train de faire ceci ou cela, en train de réagir à telle ou telle chose. Vous vous souvenez de l’assiette cassée ? Si votre réponse est non,  je vous invite à lire ou relire mon tout premier article : Naissance de Sophro-Guide.fr ! Voir la colère apparaître, sentir d’où elle vient, l’observer pour agir en pleine conscience plutôt que réagir inconsciemment. Eviter de tricoter des mailles qu’il faudra défaire par la suite… C’est tout l’intérêt de l’entraînement ! Prendre conscience de ses gestes parasites, de ses tensions qui s’installent pour s’en défaire le plus simplement possible et à terme ne plus avoir à s’en défaire. La sophrologie est une méthode pour y arriver. Que vous l’appeliez sophrologie ou autrement, l’idée reste la même : développer une conscience plus présente, à chaque instant.
Qui dit entraînement dit temps nécessaire. Cela fait peur et le réflexe sera certainement de dire : « mais je n’ai pas le temps de m’entraîner ! ». D’où l’intérêt de la méthode : elle s’adapte à chacun, c’est le principe d’adaptabilité. Que vous ayez beaucoup ou peu de temps, chacun peut y trouver son compte.

Chaque personne est différente. Il s’agit pour le sophrologue d’adapter la méthode, le discours, les exercices proposés en fonction de la personne qui vient le voir, de ses attentes, de ses contraintes, de son ressenti…
Pour reprendre l’image du brossage de dent, nous avons vu qu’un morceau de salade pouvait suffire à reprendre conscience d’un geste enrobé dans une habitude. Il faudrait donc trouver des équivalents dans la journée comme « signaux ». Ces signaux nous serviront à prendre un temps pour soi, même de quelques secondes, pour être à l’écoute. A force de répétition, nous devenons plus conscients naturellement et les signaux deviennent petit à petit moins indispensables.
J’ai retenu plusieurs « réflexes » que l’on peut créer, dont le suivant qui me paraît être du très bon sens : attente = détente ! Le signal est ici l’attente et doit agir comme un déclic : au supermarché, sur le quai du métro, avant une réunion, avant le début du film, dans n’importe quelle file d’attente, DECLIC (le fameux morceau de salade !). Essayez de relâcher tous les muscles non nécessaires et non utiles, faites trois grandes respirations et soufflez pour vous aider !
D’autres réflexes peuvent être mis en place, laissez libre cours à votre imagination, c’est pour vous : « Je regarde mon smartphone => je défronce les sourcils », « Je vais aux toilettes => j’en profite juste avant (à éviter pendant !) pour m’étirer avec les mains croisées et les paumes tournées vers le ciel », « Je consulte un mail => je relâche les épaules », « mon téléphone sonne => je prends conscience de mes points d’appui avant de répondre », « je dis un mot parasite => je m’observe en train de le dire »… et bien d’autres réflexes possibles ! Procédez par étape, il ne s’agit pas de tout faire d’un coup. Procédez comme un jeu, amusez vous :-)
Tous ces petits réflexes participeront à une vie plus consciente. Vous verrez, parfois c’est surprenant ! « Pourquoi je réagis ainsi ? », « Qui est-ce que je défends en défandant cette idée ? », « C’est amusant, quand je fais cela, je suis tendu… » Cette observation amène beaucoup de constats intéressants, sur des conditionnements passés, sur la façon dont se sont construites nos habitudes ! Et c’est essentiel pour s’attaquer à une habitude… selon moi, d’être conscient de son histoire et de son état, ici et maintenant !
Vous êtes prêts à vous défaire de vos habitudes ? Optez alors pour une vie plus consciente, offrez vous la possibilité de faire émerger peu à peu l’iceberg enfoui en vous, ou bien la toute petite poupée dont vous ignorez encore l’emplacement. Pour y accéder, il faut détricoter. Et pour détricoter, il faut apprendre à connaître ou re-connaître chaque maille. La sophrologie est une belle méthode pour cela, qui s’adapte à chaque personne qui veut s’y mettre, en douceur ! Pas de mécanique, pas de chimie. Alors, sophrologie ou science ? Pour ceux ou celles qui choisiront la science, il faudra encore patienter je pense… profitez-en pour vous mettre à la sophrologie !!!

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